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Végétaux : diversité, hybridation

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Végétaux : diversité, hybridation

En 1998, le Groupe sur la Phylogénie des Angiospermes (APG) publie une étude phylogénétique des plantes à fleurs en comparant des séquences de l'ADN chloroplastique. Ces taxonomistes moléculaires ne retiennent que les groupes strictement monophylétiques (c'est-à-dire descendant tous d'un ancêtre commun). Autant que possible, ils ont tenu à conserver les noms des ordres et des familles bien connus. Des études portant sur des gènes avec des fonctions différentes, la petite sous-unité de l'ARN ribosomique, le 18S, et les espaceurs internes transcrits, les ITS, ont abouti aux mêmes conclusions. Plus important encore, la classification moléculaire est basée sur des séquences consultables sur Internet (GenBank), accessibles à tous les chercheurs. L'ancêtre vivant des plantes à fleurs (‘the abominable mystery' de Darwin) est un arbuste de Nouvelle-Calédonie, Amborella. Les Welwitchia et Gnetum sont proches des Conifères et pas des Angiospermes. Les Monocots ont dérivé de plantes de type Magnolia. Les Dicots vraies comprennent les plantes dont les grains de pollen comportent trois pores. Les Dicots regroupent deux vastes ensembles naturels, les rosidées et des astéridées, et à leur base on trouve les Saxifragales et les Ranunculales. Quelquefois, les phénomènes de convergence et de simplification par retour vers un caractère primitif confèrent, à des espèces apparentées, une multiplicité d'apparences, totalement déroutante. Les études moléculaires ne sont pas une fin en soi, mais la première étape pour comprendre les processus de diversification des espèces végétales. Des phénomènes d'hybridation - on parle aussi d'introgression - peuvent survenir et avoir des implications évolutives très significatives. Les études de ces dix dernières années ont montré que l'hybridation et l'introgression, plus répandues dans le monde végétal que ce que l'on imaginait, peuvent conduire à la diversification rapide des espèces. La connaissance des relations phylogénétiques entre les espèces permettra de surveiller les risques de dissémination des transgènes.

Date de réalisation :

15/07/2002

Durée du programme :

86 minute(s) et 8 secondes

Classification Dewey :

Sciences de la vie. Biologie

Catégorie :

Conférences

Niveau :

Tous publics / hors niveau

Disciplines :

Biologie végétale, Sciences du vivant

Fiche LOM-FR :

Obtenir la fiche

Langue :

Français


Générique :

Producteur(s) :

UTLS - la suite

MUGNIER Jacques

Diplômes

Thèse de 3ème cycle en Ecologie microbienne à l'Université Claude Bernard de Lyon en 1979

Parcours

1979-1981 : Attaché de recherche à l'ORSTOM (IRD) à Dakar
1981-1984 : Ingénieur de recherche à Rhône-Poulenc à Antony
1984-1985 : Chercheur au Genetics Institute à Boston sous la direction du Pr. Maniatis
1985-1992 : Chercheur à Rhône-Poulenc Agro à Lyon
1992-2001 : Responsable du laboratoire PCR à Rhône-Poulenc Agro à Lyon
2001 : Directeur des laboratoires AgroServices à Aventis CropScience à Villeurbanne (diagnostic des virus des abeilles, des champignons et des bactéries phytopathogènes, contrôle de la qualité sanitaire des céréales, dosage des mycotoxines, détection des OGM)

Prix

Prix Jolivet en 1992 de l'Industrie Nationale pour la découverte du fongicide triticonazole

Spécialités

Phylogénie moléculaire des champignons et des plantes à fleurs, co-évolution champignons-plantes

Particularités

Jacques Mugnier a publié de nombreux articles et présenté des communications dans une soixantaine de conférences académiques. Parmi les articles qu'il a publiés, on peut citer :
- Mugnier J. and Jung G. 1985. Survival of bacteria and fungi in relation to water activity and the solvent properties of water in biopolymer gels. Applied and Environmental Microbiology 50 : 108-114
- Mugnier J. and Mosse B. 1987. Spore germination and viability of a vesicular arbuscular mycorrhizal fungus Glomus mosseae. Transactions of the British Mycological Society 88 : 411-413
- Mugnier J. 1987. Infection by Polymyxa betae and Plasmodiophora brassicae of roots containing root-inducing transferred DNA of Agrobacterium rhizogenes. Phytopathology 77 : 539-542
- Mugnier J. and Mosse B. 1987. Vesicular-arbuscular mycorrhizal infection in transformed root-inducing T-DNA roots grown axenically. Phytopathology 77 : 1045-1050
- Mugnier J. 1988. Establishment of new hairy root lines by inoculation with Agrobacterium rhizogenes. Plant Cell Reports 7 : 9-12
- Mugnier J. 1988. Behavior of herbicides in dicotyledonous roots transformed by Agrobacterium rhizogenes. I. Selectivity. Journal of Experimental Botany 39 : 1045-1056
- Mugnier J. 1988. Behavior of herbicides in dicotyledonous roots transformed by Agrobacterium rhizogenes. II. Transport to regenerated shoots. Journal of Experimental Botany 39 : 1057-1064
- Mugnier J. 1988. Transport of the nematicide oxamyl in roots transformed with Agrobacterium rhizogenes. Annals of Applied Nematologia 2 : 14-19
- Mugnier J. 1995. Les taches brunes des orges. Une nouvelle approche de diagnostic de l'helminthosporiose : la PCR. Phytoma-La Défense des Végétaux 469 : 17-20
- Mugnier J. 1997. Mycorrhizal interactions and the effects of fungicides, nematicides and herbicides on hairy root cultures. In Hairy Roots Cultures and Applications : 123-131 (P.M. Doran ed.) Harwood Academic Publishers Australia
- Boidin J., Mugnier J. et Canales R. 1998. Taxonomie moléculaire des Aphyllophorales. Mycotaxon LXVI : 445-491
- Mugnier J. 1998. Molecular evolution and phylogenetic implications of ITS sequences in plants and in fungi. In Molecular Variability of Fungal Pathogens : 253-277 (P. Bridge, Y. Couteaudier and J. Clarkson eds). CAB International
- Mugnier J. 2000. La nouvelle classification des plantes à fleurs. Pour la Science (dossier de la graine à la plante) : 52-59
- Mugnier J. 2001. Co-evolution of pathogenic fungi and grass hosts. In The Mycota XI Agricultural Applications (F. Kempken ed.)